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Le Paludisme

Le paludisme est l'une des premières causes de mortalité dans les pays du Sud.
Le paludisme est présent dans l'ensemble du Mali, comme dans la quasi-totalité de l'Afrique de l'Ouest.

Vecteur de transmission :
Le palu s'attrape par les pîqures du moustique (femelle). Le palu n'est pas contagieux : vous ne risquez rien en cotoyant des paludéens (malades atteints de paludisme).

Symptômes :
Dans la plupart des cas : fortes fîêvres, diarrhées, vomissements, frissons, sensations de chaud et froid, tremblements, extrême fatigue, confusion, manque d'attention.
Selon le type de paludisme contracté (il en existe plusieurs variantes), vous pouvez avoir une crise unique, ou des crises répétées (généralement à chaque changement de saison).
Les crises peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. La violence des crises est variable. Certains malades survivent des années avec de rares crises, d'autres sont atteints à chaque nouvelle saison. Le paludisme est mortel, à plus ou moins long terme.
Dans le cas du neuropaludisme (la forme la plus violente), la crise est extrèmement violente et peut tuer le malade en quelques jours.
Vous trouverez de plus amples informations auprès de votre centre de médecine tropicale (en france, renseignez-vous auprès du CHU de votre région). Lisez aussi ce dossier complet de la Fondation Recherche Médicale.
En cas de doute, si vous revenez de zones impaludées (infectées par le paludisme), contactez directement les centres spécialisés, plutôt que votre médecin habituel.

Comment se protéger du paludisme ?
Il n'y a pas de recette miracle. L'objectif du voyageur sera d'éviter au maximum les pîqures.

  • Achetez une bonne moustiquaire imprégnée, et dormez toujours dedans, même pour une courte sieste.
    Ne faites pas le radin en achetant une moustiquaire à bas prix, elles sont mal étudiées et impossible à utiliser. Personnellement je vous conseille le modèle Tipi-Duo de SMI, qui permet de dormir peinard même à deux (50 € environ). Vous pouvez également acheter votre moustiquaire sur place, vous en trouverez de très robustes au Mali et au Sénégal, pour environ 10 -15 €.
    N'oubliez pas d'emmener de quoi suspendre la moustiquaire dans votre chambre d'hôtel : un peu de ficelle, quelques vis ou clous... Une petite aiguille et du fil ne pèsent pas lourd et vous permettront de recoudre les accros.
    A défaut, emmenez une tente igloo (éventuellement sans le double toit), c'est aussi efficace contre les moustiques, et ca marche aussi contre les gros insectes (il y en a parfois de très gros:). Inconvénient : on crêve de chaud dedans. Avantage : pas besoin d'un support pour fixer la moustiquaire.
  • Prévoyez des habits longs et fermés (chemises à manches longues, cols hauts, chaussettes) dès la tombée du jour : c'est l'heure du repas du moustique, et le repas, c'est vous !
  • Les produits répulsifs anti-moustiques (spray, crèmes, spirales, encens) sont coûteux et pas vraiment efficaces. Gardez plutôt votre argent pour autre chose.
  • Evitez les zones humides et la saison des pluies (pas toujours facile :).
  • Si vous ressentez une fatigue inhabituelle, reposez-vous, et laissez à votre organisme de l'énergie pour se défendre. En cas de doute, consultez immédiatement.
  • Suivez les conseils de votre médecin, et prenez un traitement préventif (nivaquine, savarine , etc...). Ne prenez pas n'importe quoi n'importe comment ; les contre-indications sont nombreuses.
    La prise d'un traitement préventif n'est absolument pas une garantie de bonne santé : vous pouvez tomber malade en étant sous savarine. Le préventif ne vous dispense en aucun cas des protections 'mécaniques' (moustiquaire et habits). En cas de voyages longs, (plus de 2 mois), le traitement est plus néfaste que bénéfique.
  • Si vous pouvez vous le permettre, offrez vous des hébergements avec ventilateur et/ou climatisation. Les moustiques n'aiment ni le vent, ni le froid.
     

Que faire en cas de crise de paludisme ?

  • En cas de crise, vous serez heureux de trouver dans votre sac un traitement curatif (voir votre médecin), et l'adresse de l'hôpital ou du médecin le plus proche.
  • Ne restez jamais seul et rejoignez au plus vite un centre de santé. Si vous êtes très isolé, essayez de rejoindre d'autres touristes.
  • Les diarrhées et vomissements sont épuisants et entraîne une forte déshydratation : buvez beaucoup, régulièrement. Les boissons de type coca ou sodas vous apporteront un minimun de sels minéraux. Mangez (si vous pouvez) salé et sucré. Si vous avez une sensation de 'bouche sèche', vous devez boire encore plus.
  • La fiêvre peut être très élevée : prévoyez de l'aspirine ou du paracétamol en quantité suffisante. Un thermomètre reste le meilleur outil pour mesurer la fiêvre.
  • C'est idiot à dire, mais avoir du papier toilette et du savon, c'est déja un réconfort quand on est vraiment malade.

Vous venez de lire ces lignes. Ces conseils peuvent vous paraître longs et ennuyeux, surtout si vous partez pour la première fois en zones impaludée.
Cependant, le paludisme est le vrai risque d'un voyage en Afrique. Etre paludéen n'est ni une bonne expérience, ni un 'haut fait' de voyageur. C'est un fléau qui touche et tue des millions de personnes.
Lutter contre le paludisme, offrir des moustiquaires et des traitements, ça c'est cool. Le ramener à la maison, c'est nul.

Quelques liens :

 

Ps : la lecture de cette page vous a pris environ 5 minutes. En cinq minutes, environ 19 personnes dans le monde sont décédées des suites du paludisme.
Le paludisme touche principalement les populations pauvres des régions tropicales. Les budgets de recherche sur le paludisme sont dérisoires.


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